"Délires, hallucinations... on croit connaître les signes de la #schizophrénie. Mais ce qui fait souffrir les patients, ce sont des symptômes cognitifs quotidiens et invisibles qui aboutissent au repli sur soi et à la rupture complète du lien social", indique sur Facebook l'Association des Journées de la Schizophrénie, à l'initiative de la campagne.

À travers les yeux d'Antoine, un jeune homme souffrant de schizophrénie, l'opération rappelle qu'il est essentiel pour les personnes atteintes de cette maladie de se "re-connecter" afin de favoriser leur rétablissement. Et "soigner tôt, c'est soigner mieux", insiste l'association.

"On ne sait pas guérir la schizophrénie, mais on sait comment vivre avec. Si la maladie est détectée précocement et qu'elle est prise en charge dans le cadre d'une approche thérapeutique globale, l'impact des symptômes peut être nettement réduit", explique Jean-Christophe Leroy, président de l'Association des Journées de la Schizophrénie internationale.

La campagne vise par ailleurs à tordre le cou aux fausses croyances et à casser les clichés blessants. "On n'est pas des fous dangereux qui finissent dans un hôpital psychiatrique comme beaucoup le croient", témoigne Laurence Martin, qui souffre de schizophrénie comme près d'un Belge sur 100. "On est des gens normaux, avec un travail et une famille. Avant (d'être prise en charge), j'avais l'impression de vivre dans un autre monde, en proie à de profondes angoisses, des délires et des hallucinations. J'avais souvent l'impression que tout le monde me détestait et m'en voulait mais depuis que je prends un traitement adapté, je me sens beaucoup mieux", poursuit-elle.

Les Journées de la Schizophrénie, qui en sont à leur 16e édition en Suisse, se déclinent cette année pour la première fois en Belgique.