Un nouveau feedback visant à encourager les MG à " mieux " prescrire est disponible depuis ce jeudi. Il porte sur l'année 2016. Il suit les recommandations du CNPQ (Conseil national pour la promotion de la qualité), de la SSMG et de Domus Medica.

Chaque médecin généraliste concerné reçoit par courrier une analyse synthétique des résultats. L'analyse complète est mise à disposition ce 7 février via l'eHealthBox.

Le rapport comprend des données sur la prescription de certains médicaments de tests de biologie clinique, d'imagerie médicale et d'examens préopératoires.

En matière de vaccination contre la grippe, le feedback montre que, en 2016, " moins d'un médecin généraliste sur 10 a vacciné contre la grippe un minimum de 75 % de leur patientèle âgée de 65 ans et plus ".

Antibiotiques à large spectre

En 2016 dans la moitié des cabinets, " plus d'un patient sur trois a reçu au moins une prescription d'antibiotique ". " Plus de la moitié de toutes ces prescriptions ne portaient pas sur un choix de première intention mais sur des antibiotiques à large spectre alors que la plupart des infections les plus fréquentes guérissent spontanément et, si un antibiotique est nécessaire, un antibiotique avec le spectre le plus étroit possible est recommandé, comme l'amoxicilline pour les infections des voies respiratoires et la nitrofurantoïne pour les infections non compliquées des voies urinaires chez les femmes et les enfants. "

L'Inami renvoit en la matière à l'e-learning www.e-learninghealth.be afin d'encourager les médecins généralistes à améliorer la qualité des soins infectieux.

Enfin, suite à la campagne " Les images médicales ne sont pas des photos de vacances ", on observe une diminution du nombre d'examens CT chez les enfants et les adolescents de moins de 20 ans. Hélas " la consommation de CT dans notre pays continue d'augmenter dans l'ensemble ". L'Inami propose aux médecins de suivre les recommandations de la Belmip (Belgian Medical Imaging Platform) " qui préconise une approche dans laquelle une distinction est faite entre les examens justifiés (essentiels pour de bons soins de santé et dont les avantages l'emportent sur les risques radiologiques) et les examens non justifiés (exposant inutilement les patients aux rayonnements ionisants et pesant sur le budget santé) ".

CT du bas du dos

Enfin, l'Inami constate que les CT du bas du dos sont encore trop souvent prescrits " alors que ce n'est pas approprié ou qu'une IRM est préférable ". " Une étude belge réalisée en 2015 montre que 71 % des examens de CT du bas du dos ne sont pas justifiés. Cela génère une exposition inutile pour la population en raison des examens diagnostiques et pèse sur le budget des soins de santé. "